Expo : « Ultime Combat. Arts martiaux d’Asie » au Musée du Quai Branly

Moines Shaolin, samouraïs, robots futuristes : les représentations des disciplines martiales asiatiques sont ancrées dans l’imaginaire collectif. Au-delà de la fonction guerrière, les arts martiaux fascinent par leurs techniques, leurs spiritualités et leurs histoires teintées de légende et de fiction. L’exposition Ultime combat. Arts martiaux d’Asie explore la mythologie, l’histoire, la pratique et la représentation des disciplines martiales d’Asie depuis les arts classiques jusqu’à la pop culture. Son parcours s’articule en trois chapitres, avec plus de 300 œuvres à découvrir.

Le combat mythique illustré par les arts hindous et bouddhiques

La classe dirigeante des guerriers, grande patronne des arts, finance les reproductions des batailles des dieux contre les démons pour donner une dimension divine à ses activités militaires. Pourtant, l’iconographie du combat des divinités ne se réduit pas à l’idéologie politique. Elle porte également une dimension métaphorique : l’ultime combat est intérieur et accessible à chacun.

© La Tête en l’Air

Les arts martiaux chinois

Popularisés par le cinéma hongkongais de kung-fu dans les années 1970, les écoles martiales chinoises s’inscrivent dans des traditions de combats rituels et de gymnastiques thérapeutiques fondées sur la mise en relation du corps avec les forces de l’univers. Les écoles martiales jouèrent un rôle politique en tant qu’alliées des armées impériales ou, au contraire, en tant que forces rebelles agissant parfois en sociétés secrètes contre l’empire. Après avoir défendu leur monastère contre les bandits et servi dans l’armée impériale chinoise, les moines Shaolin intègrent l’entraînement au combat à leur pratique religieuse et à la méditation bouddhique et fondent les écoles modernes de boxe chinoise.

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Les acteurs emblématiques du cinéma de kung-fu sont leurs disciples. Grâce à son charisme et à sa philosophie, Bruce Lee dépasse le cadre du cinéma et incarne une figure de justicier, défenseur des opprimés. Il contribue dès les années 1970 à diffuser les arts martiaux dans le monde en tant que pratique sportive, en gardant toujours les dimensions culturelles et spirituelles qui les caractérisent.

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Les films de sabre, le judo et le karaté au Japon

À l’époque féodale, les guerriers (bushi) assument des fonctions politiques qui les conduisent à développer une culture lettrée, artistique et religieuse en accord avec leur pratique martiale. Ce n’est cependant qu’à l’époque Edo (1603-1868) que se construit la figure classique du samouraï, homme d’épée et d’esprit, pétri par l’honneur du bushido (la « voie du guerrier »).

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En perdant leur fonction militaire, les anciennes techniques de combat renforcent leurs philosophies et leur théorie. À partir de la fin du 19eme siècle, elles deviendront les arts martiaux modernes (budô), enseignés pour éduquer la jeunesse et construire la nation.

Ultime combat s’achève sur les combats futuristes des robots et des super héros dont l’iconographie s’inspire des sabres et des armures des samouraïs. Une installation de 150 robots miniatures ainsi qu’un robot géant créé exclusivement pour l’exposition par les Ateliers QFX, plasticiens thaïlandais spécialisés dans le décor et les effets spéciaux de cinéma, illustrent cette dernière section. L’exposition propose également une section interactive de jeux vidéo.

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Ultime Combat. Arts martiaux d’Asie
jusqu’au 16 janvier 2022
du mardi au dimanche, avec une nocture le jeudi jusqu’à 22h
Tarifs : 12€ / 9€
Evènements autour de l’exposition à découvrir sur le site du musée

Musée du Quai Branly
37 quai Branly
Paris 7ème

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