6 choses à connaître sur le Grand Palais

Le Grand Palais va fermer ses portes pour un chantier très important de rénovation et de restauration. Si une partie du bâtiment devrait accueillir les Jeux Olympiques de 2024, l’intégralité du monument rouvrira ses portes en 2025. L’occasion de rappeler l’histoire riche de ce palais centenaire. Je vous en parle à travers 6 choses à connaître.

1/ Il est construit pour l’Exposition Universelle de 1900

Pour l’Exposition Universelle de 1900, on élabore le projet de construction d’un « axe républicain » : percer une avenue reliant l’esplanade des Invalides et les Champs-Élysées. Cette nouvelle avenue verra la création d’un pont (Alexandre 3) et le projet de monuments représentatifs du savoir-faire architectural français, les Grand et Petit Palais.
Après un concours lancé pour la construction de ces deux bâtiments, la décision est prise d’en faire une œuvre collective :

– la coordination de la construction du Grand Palais et la construction du Petit Palais est orchestrée par Charles Girault
– l’actuel Palais de la Découverte est confiée à Albert Thomas
– la partie intermédiaire (Salon d’Honneur) est créée par Albert Louvet
– la partie principale (donnant sur l’avenue) est attribuée à Henri Deglane.

Les deux monuments sont inaugurés en 1900, après seulement 3 ans d’un chantier titanesque !

© La Tête en l’Air

2/ Une architecture novatrice et moderne

Dès l’ouverture de l’Exposition Universelle de 1900, le Grand Palais connaît un succès retentissant. L’architecture mêlant verre, acier et pierres est applaudie.
Difficile pourtant de définir le style du bâtiment. Encrée dans le classicisme avec l’utilisation de la pierre, le palais entre symboliquement dans la modernité grâce à l’imposante présence de l’acier et du verre.
On salue également les décors : frises polychromes en mosaïques et céramique, façades de statues, ornements extérieurs. Ces œuvres sont le travail d’une quarantaine d’artistes montrant ainsi la richesse et le talent des français devant une scène mondiale sollicitée dans le cadre de cette exposition.

© La Tête en l’Air

3/ Un escalier d’honneur au coeur de l’édifice

Situé au cœur de la nef, l’escalier d’honneur du Grand Palais attire immédiatement l’œil du visiteur. Dans le plus pur Art Nouveau, style architectural majeur du début du XXème siècle, l’escalier déploie des volutes d’acier soutenues par des colonnes de porphyre vert.
Avec ses deux volées de marches et sa couleur bronze, l’escalier était autrefois utilisé par les personnalités importantes pour accéder à la nef.
De grands sigles « RF » de chaque côté des balustrades témoignent de l’engagement de l’Etat dans l’édification de ce « monument à la gloire de l’art français ».

© La Tête en l’Air

4/ Les utilisations du Grand Palais au cours du XXème siècle

En 1905, c’est au Grand Palais que l’expression « cage aux fauves » (posant un nom sur le courant pictural du Fauvisme) est utilisée lors du scandale du Salon d’Automne présentant cette année-là les œuvres colorées de Matisse, Derain ou Braque.
Pendant la Première Guerre Mondiale, le site est transformé en hôpital militaire. Lors de la Seconde Guerre Mondiale, les Nazis utilisent le site comme entrepôt à camions d’abord, puis lieu d’exposition de propagande nazie ensuite.
En plus des nombreux salons et expositions, le Grand Palais accueille des concours hippiques, ou des spectacles.

© La Tête en l’Air

5/ Un petit détail cocasse

Sur le toit du Grand Palais, on aperçoit une sculpture de quatre chevaux prêt à s’élancer dans le vide, crinières au vent. Un homme est dressé à l’arrière, posé fièrement sur son char.
Un petit détail cependant interpelle. Le char antique de cette réalisation en bronze est monté à l’envers ! Le sculpteur l’a souhaité pour ne pas cacher le personnage. Oui mais voilà, du coup, on dirait que l’homme est debout dans un fauteuil roulant, ce qui rend l’effet initial un peu différent…

© La Tête en l’Air

6/ Des chiffres qui donnent le tournis

200 000 tonnes de pierres, 6 000 tonnes d’acier pour la construction de la nef (plus que la Tour Eiffel !), 60 tonnes de peinture verte « Vert Réséda », 72 000m2 de surface globale, 13 500m2 d’espace sous la nef, soit la plus grande verrière d’Europe ! Vous l’aurez compris, les chiffres du Grand Palais donnent le tournis !

Il est incontestablement un des plus beaux monuments parisiens, comme en témoignent les 2 millions de visiteurs annuels.

© La Tête en l’Air

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