Expo : Sammy Baloji – K(C)ongo, Fragments of Interlaced Dialogues aux Beaux-Arts de Paris

Figure majeure de l’art contemporain, Sammy Baloji présente sa première exposition personnelle dans une institution parisienne, invité par le Festival d’Automne à Paris et les Beaux-Arts de Paris, dans le cadre de la Saison Africa 2020.


L’exposition met en relation des œuvres repérées à l’issue d’investigations récentes sur l’empire Kongo et d’autres objets qui ont transité entre pays du « Sud » et pays du « Nord » comme les célèbres « Tentures des Indes ».
Résident de la Villa Médicis à Rome en 2019, Sammy Baloji expose ici les résultats des recherches qu’il a poursuivies sur les échanges politiques, religieux et commerciaux qui se sont établis entre le royaume Kongo, le Portugal et le Vatican dès le XVIème siècle.

© La Tête en l’Air


Un ensemble de dessins et une série de transferts sur plaques de cuivre ont été produits à partir du détail de la trame géométrique de tissages Kongo en fibre de raphia, emblèmes de prestige social. Sammy Baloji s’est particulièrement intéressé au parcours patrimonial de ces objets : initialement intégrés aux collections des cabinets de curiosité dans les premiers musées romains de la Renaissance, ils ont été transférés au XIXème siècle dans des musées d’ethnographie. Sous la forme d’un groupe de panneaux en bois gravés et peints, il revient par ailleurs sur l’usage de ces mêmes motifs par le musée colonial de Tervuren – fondé à la toute fin du XIXème siècle à proximité de Bruxelles – où ils servaient d’éléments de décor au sein d’une architecture art nouveau.

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Par ailleurs, les Tentures des Indes, tissées dès la fin du XVIIème siècle par la Manufacture Royale des Gobelins, ont pour modèles les œuvres de deux peintres ayant vécu dans les Indes de l’Ouest au temps de la colonisation hollandaise du Nord-Est du Brésil. Elles décrivent des paysages exotiques où sont représentés, au milieu d’une faune abondante, le quotidien des Indiens et des esclaves noirs ou encore des événements diplomatiques locaux.

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Qu’elles soient de la main de l’artiste ou simplement empruntées, ces œuvres témoignent de la complexité d’une histoire d’échanges, de transactions et d’exploitation. Elles donnent à voir les effets contextuels et institutionnels d’un récit écrit par l’Europe et qui les a tour à tour traitées en outils de diplomatie,œuvres d’art, artefacts ethnographiques ou simples éléments de décor.

Sammy Baloji – K(C)ongo, Fragments of Interlaced Dialogues
du 10 juin au 18 juillet 2021

Ecole Nationale des Beaux-Arts de Paris, 13 quai Malaquais, 6ème arrondissement
Métro Saint Germain des Prés
du mercredi au dimanche – 13h à 19h (nocturnes le mercredi jusqu’à 21h)
Billetterie responsable

Cette exposition est organisée dans le cadre du Festival d’Automne et Africa 2020

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