Tout ce qu’il faut savoir sur les Beaux-Arts de Paris

Le moins qu’on puisse dire, c’est que le site accueillant l’école des Beaux-Arts de Paris est à architectures multiples ! Les salles se suivent, mais ne se ressemblent pas. Difficile pourtant de pouvoir tout observer, l’ensemble de l’établissement n’est ouvert au public que lors de Journées Européennes du Patrimoine. Visite « privée » dans l’histoire et l’architecture de l’une des écoles les plus célèbres de Paris.

La chapelle des Louanges

On décide sous la Restauration d’offrir des murs à l’Académie des Beaux-Arts, jusque-là « installée » à l’Institut de France voisin. En 1817, un décret royal offre à l’institution de s’installer dans les anciens bâtiments du couvent des Petits-Augustins, fondé jadis par la Reine Margot.
De nos jours, il ne reste de ce couvent que la cour du Mûrier et la chapelle des Louanges. Conservée en l’état, la chapelle devient au fil des ans le dépôt de sculptures, peintures et bas-reliefs aux styles disparates et aux époques diverses. Une excellente manière pour les nombreux étudiants de se former sur des œuvres à porter de main.
D’une longueur de 41m et avec une voûte en bois soutenue par des poutres à tête de monstres, la chapelle des Louanges n’est aujourd’hui ouverte au public que lors des Journées du Patrimoine.

© La Tête en l’Air

La cour du Mûrier

La belle cour du Mûrier est un des derniers vestiges du couvent des Petits Augustins, fondé par la Reine Margot. Cette cour porte le nom de l’arbre planté par Alexandre Lenoir, archéologue responsable de la transformation du site pour l’accueil de la nouvelle École Nationale Supérieure des Beaux-Arts. Cet ancien cloître est transformé en 1836 en atrium pompéien. Cette belle cour néoclassique possède une fontaine en son centre et des moulages de frises du Parthénon grec de part et d’autre. Un monument aux morts est ajouté dans la cour en 1923, rendant hommage aux 470 élèves et anciens élèves morts pour la France pendant la Première Guerre Mondiale.

© La Tête en l’Air

L’Amphithéâtre d’honneur

Une des petites merveilles de l’école des Beaux-Arts de Paris, c’est son amphithéâtre d’honneur. Cet hémicycle est décoré d’une immense fresque de l’artiste Paul Delaroche, « La Renommée distribuant des couronnes ». Cette œuvre picturale a pour personnage central la Renommée, figure allégorique centrale distribuant les lauriers. Elle est entourée de 4 femmes symbolisant 4 périodes fastes de l’Art : la Grèce et la Rome antiques, le courant gothique du Moyen-Age et la Renaissance. Achevée en 1841, la fresque regroupe le portrait de nombreux sculpteurs et architectes européens. L’amphithéâtre d’honneur est utilisé par l’école lors de la remise des prix aux lauréats des concours d’arts, distribués sous l’œil bienveillant d’un panthéon de personnalités les plus marquantes de l’histoire de l’Art.

© La Tête en l’Air

Le Palais des Etudes

Quand on visite les Beaux-Arts de Paris, on ne peut s’empêcher de remarquer l’éclectisme architectural de l’ensemble des bâtiments. Après l’hémicycle d’honneur et la chapelle des Louanges, le Palais des Études marque les esprits. Terminé en 1874, ce palais s’inspire de l’architecture de la Renaissance italienne. La cour intérieure du bâtiment est décorée de noms gravés et de médaillons représentant des artistes de l’Antiquité jusqu’au XVIIème siècle. Au cours des travaux de construction, il est décidé de construire une verrière métallique permettant au bâtiment de profiter de la lumière zénithale. Très à la mode au XIXème siècle, les exemples de verrières sont multiples : les nombreux passages couverts ou le Grand Palais. L’imposante verrière des Beaux-Arts apporte un embellissement indéniable au Palais des Études.

© La Tête en l’Air

Les dépôts lapidaires

Les dépôts lapidaires (dépôts de pierres) sont au nombre de 4 sites dans la capitale. Le jardin de l’hôtel de Cluny, le square Paul Langevin et le square Georges Cain accueillent les vestiges d’anciens d’édifices disparus.
Dans les années 1880, on dépose dans la cour d’entrée des Beaux-Arts diverses sculptures du Palais des Tuileries (détruit par un incendie en 1871) et des vestiges d’hôtels particuliers disparus. Quand on le sait, ils sont faciles à voir : on a la sensation qu’ils sont collés au mur et offre un ensemble hétéroclite !

Ecole Nationale des Beaux-Arts de Paris, 14 rue Bonaparte, 6ème arrondissement
Métro
Saint Germain des Prés

© La Tête en l’Air

Laisser un commentaire

%d blogueurs aiment cette page :